
Introduction
Dans ce message de Pentecôte, Daniel Pottier revient à la racine agricole de cette fête : la fête des moissons, la fête des prémices, instituée par Moïse et célébrée cinquante jours après la Pâque. À partir d'Actes 2, il ouvre trois principes qui traversent Actes, Genèse, Galates, Éphésiens et les Psaumes : Dieu travaille dans l'invisible, il crée des rendez-vous divins, et il envoie un Saint-Esprit qui change tout ce qui est sous son influence. Le fil du sermon tient en une phrase : ce que tu sèmes compte.
Plan du message
1.Dieu travaille dans l'invisible
- Depuis la création, Genèse 8:22 pose un principe : tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson ne cesseront point. Il y a un temps pour semer, un temps où le travail est invisible, un temps pour récolter.
- La semence enterrée n'est pas morte : elle vit et travaille sous la surface. Ce n'est pas parce qu'on ne voit rien qu'il ne se passe rien.
- Image du bambou chinois : cinq à sept ans à arroser une parcelle vide, les racines s'enfoncent en profondeur et s'élargissent, puis en quelques semaines le bambou pousse de plusieurs mètres et une forêt complète apparaît.
- Les « tout à coup » de Dieu (comme le bruit soudain du ciel dans Actes 2) sont toujours le prolongement d'un long travail invisible. Dieu n'agit jamais dans la précipitation : il travaille par saisons et par cycles spirituels.
- Galates 6:9 : ne nous lassons pas de faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable. Continuer à prier, à croire, à rester intègre même quand tous les signaux extérieurs disent qu'il n'y a plus d'espoir.
- Le Saint-Esprit ne produit pas seulement des moments de feu : il produit aussi des hommes et des femmes qui refusent d'abandonner avant que la récolte arrive.
2.Dieu crée des rendez-vous divins
- Actes 2:1 : « quand le jour de la Pentecôte fut pleinement arrivé ». Ce « pleinement arrivé » dit que Dieu avait préparé un jour, un contexte, une saison, une convergence spirituelle et des personnes suffisamment mûres pour vivre l'événement et l'après-Pentecôte.
- Dieu n'improvise jamais et ne fonctionne pas au feeling. Il travaille par rendez-vous et par convergences successives qui aboutissent à un « tout à coup ».
- Certaines prières ne sont pas refusées, elles ont besoin de mûrir. Certains projets ne sont pas annulés, ils attendent une convergence spirituelle.
- Certaines responsabilités ne te sont pas confiées parce que ton caractère n'est pas encore prêt ; certaines bénédictions attendent d'abord une transformation intérieure.
- Un fruit sorti trop tôt de terre est immature et n'est pas bon à la consommation. Une responsabilité acceptée trop tôt devient trop lourde à porter, parce que le fruit n'est pas encore mûr.
3.Une influence qui change tout
- « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit » : être rempli du Saint-Esprit, ce n'est pas tant que nous ayons plus du Saint-Esprit, mais que le Saint-Esprit ait plus de nous.
- Éphésiens 5:18 : « Ne vous enivrez pas de vin… mais soyez remplis de l'Esprit ». Le parallèle porte sur l'influence : au lieu d'être sous l'influence d'une substance, vivre sous l'influence du Saint-Esprit.
- Le Saint-Esprit inspire les actions, les réactions, les paroles, les décisions. Il n'annule pas l'intelligence donnée par Dieu, il l'éclaire.
- Image du sac de ciment : la poudre laissée à l'air libre se disperse au vent ; mélangée à l'eau, elle devient un bloc solide. Le Saint-Esprit répandu sur ta vie rend ton être intérieur solide quand les vents soufflent.
- Comme le disait l'évangéliste Moody : « lorsque nos cœurs sont vidés de l'orgueil et de l'égoïsme, le Saint-Esprit remplit chaque coin de notre cœur ».
- Le Saint-Esprit est une personne bien élevée : il ne s'impose pas là où il n'est pas invité. Il attend d'être invité, d'où la prière : « Bienvenue, Saint-Esprit ».
Points à retenir
- La Pentecôte est d'abord une fête agricole : on présente à Dieu les prémices en reconnaissant qu'il est la source de tout et en proclamant par la foi que la moisson viendra.
- Ce n'est pas parce que tu ne vois rien qu'il ne se passe rien : Dieu travaille sous la surface, comme les racines du bambou chinois.
- Les « tout à coup » de Dieu sont l'aboutissement de longues saisons invisibles, de convergences préparées, jamais des improvisations.
- Être rempli du Saint-Esprit, c'est le laisser prendre plus de toi, pas essayer d'obtenir plus de lui.
- Ce que tu as semé dans les larmes, dans ta famille, sur ton lieu de travail ou d'étude, compte devant Dieu : il y a un temps pour la récolte.
Application personnelle
- Dans quel cycle spirituel es-tu aujourd'hui : semailles, attente sous la surface, ou récolte ? Quel comportement ce cycle appelle-t-il de ta part ?
- Y a-t-il un domaine où tu es tenté d'abandonner parce que « rien ne se passe » : prière, mariage, travail, études ? Comment Galates 6:9 rejoint-il ta situation cette semaine ?
- Quelle responsabilité ou fonction pourrais-tu être en train de vouloir prendre trop tôt, avant que le fruit soit mûr ?
- Sur quoi le Saint-Esprit cherche-t-il à prendre plus de place en toi (paroles, décisions, réactions, émotions) ? Que faut-il vider pour lui laisser cette place ?
- Peux-tu identifier une prémice, aussi petite soit-elle, à apporter à Dieu aujourd'hui comme acte de foi que la moisson vient ?
Versets cités
Questions fréquentes
Pourquoi appelle-t-on cette fête la Pentecôte ?
Le mot vient du grec pente, qui signifie cinq : la fête tombait cinquante jours après la Pâque. Instituée par Moïse, elle était une fête agricole appelée fête des moissons ou fête des prémices : on montait à Jérusalem pour présenter à Dieu les premiers fruits de la récolte, avant même que la moisson soit achevée.
Que veut dire être rempli du Saint-Esprit selon ce message ?
Daniel Pottier explique qu'être rempli du Saint-Esprit, ce n'est pas tant que nous ayons plus du Saint-Esprit, mais que le Saint-Esprit ait plus de nous. À partir d'Éphésiens 5:18, il compare cela à vivre sous une influence : au lieu d'être sous l'influence de l'alcool, le croyant se place sous l'influence du Saint-Esprit qui inspire ses actions, ses paroles et ses décisions.
Comment tenir quand on prie et qu'on ne voit rien venir ?
Le sermon rappelle Galates 6:9 : ne nous lassons pas de faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable. La semence enterrée n'est pas morte, elle travaille sous la surface. Le Saint-Esprit donne la force de ne pas abandonner avant la récolte : il produit des hommes et des femmes qui refusent de lâcher.
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